Qu’est ce que l’esprit critique ? Pourquoi certains sont influençables, tombent dans l’aliénation alors que d’autres non ? C’est justement cette thématique que le psychiatre et psychanalyste Stephanatos aborde dans son article « Se réfléchir ou l’effort pour briser la clôture » que nous vous proposons de découvrir ici.

Stephanatos est un psychiatre, pédopsychiatre, président de l’Association d’études psychanalytiques de l’adolescence Enivos, et psychanalyste, membre du Quatrième Groupe, Organisation Psychanalytique de Langue Française fondée en 1969 par Piera Aulagnier, Jean-Paul Valabrega et François Perrier. Ils proposent une nouvelle façon de penser la formation de psychanalystes, se détachant ainsi de l’Ecole Freudienne de Paris alors dirigée par Lacan. Elle n’instaure pas de rapport maître à élève mais favorise plutôt l’esprit critique et la capacité réflexive des futurs analystes.

L’auteur oppose le concept d’autonomie comme « ouverture » de la pensée, à la clôture, associée à la fermeture de celle-ci.

La définition commune de l’autonomie comme « droit de se gouverner par ses propres lois. Liberté, Indépendance » (dictionnaire Larousse) laisse sous-entendre généralement une forme de séparation d’avec autrui, dans le sens d’une liberté face à une autorité externe. Dans le domaine politique, une entité autonome est un état dont le système exécutif, législatif et judiciaire est distinct du pays dans lequel il se trouve. Il est tentant de voir dans cet aspect une clôture, une séparation, s’articulant en opposition avec la fusion des systèmes, alors que c’est justement cette liberté, cette différence qui permet l’ouverture à de nouveaux modes de gouvernances et de fonctionnements.

On parle de l’autonomie d’un enfant lorsqu’il se coupe de la dépendance – et de l’autorité qui constituait sa relation avec ses parents, souvent en quittant le domaine familial, en se séparant du système établi. Il part ainsi s’ouvrir au monde. Là aussi, c’est de la séparation que naît l’ouverture. Ainsi, à travers le spectre de l’autonomie ce n’est pas dans la rupture, dans la « séparation » que la clôture s’installe, mais c’est par celle-ci qu’elle est brisée et que les schèmes préexistants sont réévalués. Il ne s’agit pas cependant de les nier, mais de les dépasser, d’aller au-delà de ce qu’ils proposent.

Selon les termes de l’auteur, la pensée autonome, ouverte permet de « Créer un soi AUTRE, dans un monde AUTRE ».

En ce qui concerne l’appareil psychique, selon le raisonnement que met en place l’auteur, la question est de savoir quel est le degré d’ouverture de chacune des instances associées aux différentes topiques. (Première Topique freudienne : inconscient, préconscient, conscience, Deuxième Topique Freudienne : ça, moi, surmoi). Castoriadis établit l’allégorie suivante pour décrire le fonctionnement d’une instance : elle est comme une boule fermée qui va s’auto-dilater et interagir avec les autres pour modifier son mode d’ajustement avec elles. Chaque instance peut « remettre en question les conditions ou les lois de sa clôture ». (Castoriadis). Ce dépassement rend possible la cure analytique, et peut étendre ou modifier la subjectivité humaine.

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A des fins d’éclaircissement conceptuel pour amorcer la suite, l’auteur mets en lumière la distinction entre pensée et réflexion : la réflexion apparaissant lorsque la pensée se retourne sur elle-même. Grâce à son imagination radicale, le sujet peut poser comme objet de pensée son propre processus de pensée, autrement dit « la conscience pure immuable de l’unité de la conscience » (Kant). C’est par cet effet miroir que l’auteur définit la réflexion comme activité d’interrogation ouverte, libre des présupposés et certitudes de la conscience. Et au moyen de cette reflexivité, le Je (topique de Piera Aulagnier) advient comme « instance parlante, pensante et connaissante ». Pour comprendre l’appui de l’auteur sur cette instance, il est nécessaire de s’y intéresser : l’instance du « Je », sensiblement différente du moi Freudien, ne prends pas ses racines dans le ça, il se détache du trouble inconscient et est une version secondarisée des représentations inconscientes originelles. Aulagnier écrit que le « Je » n’est que le savoir du « Je » sur le « Je », un savoir pensable et dicible, donc réflexif, et essentiel dans la pensée critique.
S. Mijolla-Mellor précise que l’interrogation, de par l’activité de pensée du « Je » procure du plaisir autre que celui du fantasme. C’est l’instance du dialogue interne, qui permet la prise de recul, l’esprit critique… Au sens psychanalytique, le processus rendu possible par cette instance (le « Je ») s’appelle donc la réflexivité.

Le « Je » pensant face à la force aliénante

PARTIR DE SOI POUR ALLER VERS L’AUTRE…

L’auteur aborde dans cette partie la question de l’aliénation de la pensée, à la lumière de l’instance du « Je » de Piera Aulagnier. Le « Je » est donc une des instances clefs du processus de la pensée critique, mais il peut se retrouver « aliéné », et renoncer à ce qu’il est pour devenir écho de la pensée d’un autre.

L’aliénation peut être directe mais également indirecte en étant causée par un texte, s’il vise un quelconque pouvoir effectif, et ainsi provoquer des conséquences désastreuses, car sorti de son contexte, mal interprété, ou appliqué à la lettre. D’après la réflexion de Castoriadis développée dans la première partie de l’article, la pratique comme application figée de la théorie est une illusion, et d’après Adorno, la théorie placée sous l’hégémonie de la pratique, avec pour unique objectif une mise en application, peut être responsable d’une nouvelle oppression. On comprend donc la logique qui pousse l’auteur et Piera Aulagnier à dire d’une seule et même voie que « l’idée de Dieu que défend Savonarole, l’idée de société que défends Marx, l’idée de la réalité psychique que défends Freud peuvent être asservies à ce but » et qu’il est nécessaire de toujours laisser une grande place à l’interrogation dans l’espace publique et politique.

L’article développe les différentes raisons qui engendrent l’aliénation de la pensée d’un individu. Qu’il soit pris dans un système de pouvoir qui interdit la remise en question (régimes dictatoriaux, institutions figées), ou qu’il ne parvienne pas à dé-idéaliser ses modèles primaires, il introjecte le discours et le savoir de la force dominante pour en faire ses propres certitudes.

Ces certitudes sont ancrées, « non questionnables » comme des dogmes, des croyances ultimes – (on peut retrouver ce caractère absolu dans la psychose).

Elles peuvent un rôle majeur dans les positions identificatoires du sujet.

Un double mouvement existe : d’une part un système de pouvoir empêchant la pensée impose aux individus des positions identificatoires ; d’autre part, la quête de certitudes de certains individus les entraîne vers des identifications extrêmement fortes à leurs environnements institutionnels et sociaux.

Au regard de l’impact identificatoire de l’aliénation, il paraît insurmontable pour l’individu, ou du moins très difficile, de se détacher de ces certitudes et de les reconsidérer avec un œil nouveau. Les remettre en question reviendrait à perturber son identité même, rendant ainsi instables les bases sur lesquelles il se tient debout. D’autant que le rapport à « ce qui est pensé » ne laisse pas de place pour une quelconque prise de recul.

En effet, la relation entre le sujet aliéné et la force aliénante repose pour Piera Aulagnier sur un désir de mise à mort de la pensée, des deux côtés de la relation. (Influence de Thanatos). « Ce qui est pensé » est ramené à un investissement ou un désinvestissement de type archaïque, dans le registre du pictogramme « je ressens du plaisir, j’investis, j’avale – cela me provoque du déplaisir, je désinvestis, je vomis », et ne permet donc pas de secondariser.

L’auteur conclut que ces conjonctions, rendant extrêmement difficiles la prise de conscience, mettent en danger le « Je », car ce dernier n’est plus sauvegardé par l’unité entre l’identifiant et l’identifié et le sujet peut tendre vers la psychose. Selon Piera Aulagnier, pour éviter le conflit entre identifiant et identifié et maintenir l’unité, la réflexion sur le « Je » doit être permanente. Selon Castoriadis, l’unité du sujet humain est plutôt rapportée à l’unité entre « représentation réfléchie de soi et activités que l’on entreprend. » Dans ces deux formulations se joignent l’idée d’une cohérence du psychisme et d’une pensée critique en action, dirigée vers soi et vers l’extérieur, en faisant l’effort de briser la clôture des présupposés et des certitudes.

Si nous voulions ramener ces considérations à un petit conseil simple, cela serait celui de commencer ses pensées et ses phrases par « Je »afin de s’incarner pleinement et de pouvoir entamer un dialogue interne.

Concordances avec les théories psychanalytiques de l’enfant

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Quelles sont les origines de la capacité réflexive ?

Nous sommes allés investiguer dans les théories psychanalytiques de l’enfant.

La capacité réflexive prendrait sa source dans les premières étapes de la secondarisation, qui s’apparente à la capacité du jeune enfant à différer son désir.

Elle est prégnante dans la théorie de Winnicott concernant les Objets transitionnels et Phénomènes transitionnels (1969). En effet, l’Aire transitionnelle permet à l’enfant de construire un aménagement psychique dans lequel sa réalité interne et sa réalité externe contribuent à son vécu d’expérience. Afin de faire face à la frustration de manque d’objet maternel, il apprend à différer son désir et trouve de nouvelles stratégies pour faire face à l’angoisse « vient le temps où l’individu intériorise cette mère, support du moi, il devient capable d’être seul sans recourir à tout moment à la mère ou au symbole maternel » Winnicott. (1952)

Selon Bion, lorsque la préconception rencontre une frustration ou non réalisation, cet épisode peut être à l’origine de la pensée proprement dite. La capacité de pensée dépendra alors de la capacité de tolérer la frustration, ainsi, « l’expérience du non sein devient une pensée et alors se développe un appareil pour penser les pensées » (Bion). Cela permet donc à l’enfant de secondariser : il intègre progressivement la permanence de l’objet d’amour malgré son absence, et peut se projeter dans des retrouvailles futures.

Autrement dit, l’aire transitionnelle lui permet d’apprendre les limites entre dedans-dehors, présence-absence et l’enfant doit puiser dans ses ressources psychiques pour s’adapter le mieux possible à la situation. Il y a alors flexibilité du psychisme, on retrouve l’idée d’une souplesse des instances psychiques qui, selon Castoriadis, s’ajustent les unes aux autres pour étendre et modifier la subjectivité humaine vers le « dedans » et le « dehors ».

De même l’objet transitionnel est le support de sentiments et projections de l’enfant et cet appui lui permet de créer, d’imaginer, d’inventer.

Le concept de transitionnalité participe de manière au lien du sujet avec son environnement mais il semble s’enraciner dans le travail de l’imagination radicale et de la réflexivité du sujet (ou des prémices de celle-ci), dans l’idée qu’il est le terrain d’une auto-transformation du psychisme.

De même, dans la théorie de l’attachement, élaborée par Bowlby et Ainsworth, l’enfant fait l’expérience de l’exploration à travers la séparation – mais cela est possible seulement quand la relation à la figure d’attachement est sécurisée.

L’enfant est alors capable de bien vivre l’éloignement et de gérer ses angoisses : la figure d’attachement lui sert de base sécurisante auprès de laquelle il peut répondre à son besoin d’attachement et à partir de laquelle il peut aller en tout confiance explorer l’extérieur de la relation. Or, comme mise en avant dans la Capacité d’être seul (1968) de Winnicott, c’est cette séparation qui permet à l’enfant de faire l’expérience de l’autonomie physique et psychique. Il transforme son rapport à l’alter et à soi, il s’ouvre à de nouveaux stimuli et il fait preuve de stratégies d’adaptation jusqu’alors inconnues. Le travail d’exploration vers de nouveaux chemins de conscience peut s’amorcer.

On peut supposer que lorsque l’enfant n’obéit qu’au principe de plaisir, qu’il reste dans le syndrome de toute puissance à un âge où il devrait commencer différer ses pulsions, si nous suivons la logique de Winnicott, il est parallèlement dans l’incapacité d’explorer sa vie psychique et de développer ses ressources dans l’aire transitionnelle.

Selon Piera Aulagnier, quand l’instance du « Je » de l’individu peine à se dé-idéaliser des imagos-parentales, il est moins apte à utiliser sa capacité réflexive, puisque plus sujet à l’aliénation. Selon Mélanie Klein, c’est grâce à l’introjection-identification au bon objet non idéalisé que la confiance en soi et en l’autre se construit, en atténuant la destructivité des pulsions. « Thanatos », dans ce contexte, ne peut pas fondamentalement mutiler « la fonction pensante ».

Selon Bion, l’intégration du concept d’absence est liée à la capacité de pensée.

La pensée réflexive dans l’analyse de pratique

Enfin, nous avons été frappés par le fait que le concept de pensée réflexive, agissant comme un miroir de notre propre conscience, était semblable à ce qui s’opérait dans l’analyse des pratiques lors des réunions de supervision. La pensée réflexive s’opère dans l’élaboration de ses propres témoignages, cependant elle n’est pas centrée uniquement sur le « Je », elle est également dirigée vers le « nous », et les interactions groupales.

Selon Kaes, psychanalyste et élève de Didier Anzieu, « le psychisme se construit à travers l’étayage groupal, certaines de ces formations sont structurées comme des groupes « du dedans » » ainsi « la situation groupale met en travail les rapports que le sujet entretient avec ses propres objets inconscients, avec les objets inconscients des autres, avec des objets communs et partagés qui sont déjà là, hérités et avec ceux qui se présentent et se construisent dans la situation de groupe ». Par l’expression « Objets communs et partagés » Kaes entend cette part inconsciente qui constitue notre sentiment d’identité et qui provient de nos rencontres, nos relations ayant laissées leurs empreintes en nous. Donc « le sujet dans le groupe est mobilisé par ses groupes internes mobilisés pour s’appareiller, s’accorder et faire lien avec des structures homologues chez les autres sujets. »

A travers l’éclairage de la théorie de Kaes sur l’interaction entre projection et introjection auprès du groupe, on se demande si cela n’engendre pas des freins à l’ouverture de la clôture, à savoir que l’héritage partagé et la résonance inconsciente entre l’individu et son groupe diminue ses capacités à s’en détacher pour « devenir un soi AUTRE dans un monde AUTRE ».

Mais le groupe en analyse de pratique est par définition un groupe voué à ouvrir de nouveaux champs de réflexion. L’idée étant justement de s’élever au-dessus du dicible et de mettre à l’épreuve nos propres réactions dans le groupe, et le système d’échange dans sa globalité.

Pourquoi tel ou tel conflit revient systématiquement dès l’abord de telle ou telle problématique, remettant en question la cohésion du groupe ? Cela nous a rappelé le témoignage de Christian Michelot, psycho-sociologue ayant intervenu à l’Ecole de Psychologues Praticiens : il s’était rendu compte, sans aucun doute par l’opération de la pensée réflexive, que son groupe d’intervention psycho-sociale rejouait les mêmes enjeux conflictuels qu’ils observaient dans le même temps sur leur lieu d’intervention, dans l’association Médecins sans frontières. Ainsi, l’intervention en elle-même réveillait chez les intervenants des convictions s’apparentant à celles de la structure. Cette prise de conscience a pu leur permettre de mieux comprendre les enjeux conflictuels les plus prégnants à Médecins sans frontières et les aider à saisir toute la complexité de ceux-ci pour chercher à les désamorcer.

Christian Michelot a également mis en avant plusieurs types d’interventions. Dans un premier temps, il nous a présenté une intervention « pédagogique », c’est à dire allant du sachant vers l’apprenant, dans une relation asymétrique. Le psychologue social nous a communiqué sa déception face à cette pratique moins efficace qu’elle n’y paraît. Il a cherché de son côté à mettre en place des interventions d’un autre type, faisant émerger les solutions du système en lui-même, considérant que des pistes peuvent être élaborées autrement, dans une relation plus symétrique de l’intervenant et du client. Cette démarche a fait écho en nous et nous avons pensé à l’art de la Maïeutique en philosophie.

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Venant de Socrate, dont la mère était sage-femme, la maïeutique concerne « l’art de faire accoucher les esprits. » Autrement dit, Socrate posait des questions à son interlocuteur pour le pousser à aboutir à un savoir dont ce dernier prenait alors conscience, comme fruit de sa propre réflexion. Ce mécanisme de faire cheminer la pensée de l’autre pour qu’il emprunte lui-même le chemin de la solution, nous semble tout à fait approprié pour que l’émergence du changement provienne de l’inhérence de son système et de ses ressources. Un individu poussé à effectuer tout le cheminement d’une pensée pour arriver à son but va, nous semble-t-il, avoir bien plus de facilité à ré-effectuer ce cheminement une nouvelle fois dans une situation ultérieure, donc mieux le mémoriser, et va par ailleurs en comprendre la pertinence. Sans que la maïeutique fasse office de manipulation, dans l’intervention psycho-sociale il semble judicieux de questionner la structure en elle-même pour la faire travailler sur son propre changement. Il peut alors en découler une prise de conscience (individuelle – ou collective) qui là aussi puise son effet dans la capacité réflexive.

On retrouve également dans l’analyse de pratique le lien interdépendant de la théorie et de la pratique développé par Castoriadis, dont l’écart se transforme et évolue. A l’origine, les premiers groupes de Balint sont fondés sur une démarche de recherche –action : l’idée est d’apprendre en explorant, et en découvrant des aspects de la pratique jusque-là ignorées. Dans ce contexte, la pensée est acte créateur et la pratique, objet de réflexion.

Nous nous sommes donc interrogés sur la capacité de secondarisation du sujet qui lui pose les bases de la pensée. En explorant les théories du psychisme de l’enfant, plus précisément l’œuvre de Winnicott, de Bowlby et de Mary Ainsworth, nous avons alors tenté de comprendre les fragilités qui entrent en jeu dans l’aliénation, au regard de la construction identitaire de la prime enfance décrite par ces auteurs. En effet, ceux-ci, à l’instar de Gerassimos, mettent en lien le principe d’autonomie et celui d’ouverture, en opposition avec une pensée archaïque, non élaborée.

Nous avons imaginé l’idée de fermeture de la clôture, d’une autre façon. L’image nous est venue ainsi : et si les pensées aliénées étaient des autoroutes, dans lesquels on s’engage de façon automatique, sans réfléchir, et sans appréhender le trajet ?

Sans aller jusqu’à l’aliénation totale, s’appuyer sur une pensée pré-excitante, équivaut selon cette image à utiliser la même voie à répétition, celle-là même, qui, à force d’être empruntée, devient de plus en plus large par sa fréquentation, ancrée dans le sol en profondeur, solidifiée par du béton et prend alors la forme d’un chemin qu’il est difficile de « remettre en question ».

Pour suivre cette même analogie, les petits chemins broussailleux parfois vierges de tous passages ou encore inexistants, doivent faire appel à la créativité de l’individu pour être découverts, à son imagination pour être projetés comme ce qu’ils pourraient être mais ne sont pas encore et à son autonomie pour être explorés, parfois pour la première fois.

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